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De zéro à epsilon – L’économie de la capture (1991)

Ce livre établit une continuité entre deux actes majeurs de l’histoire des hommes, prendre et vendre. A la violence du prendre succède la malice du vendre, mais sous ces deux pratiques s’impose une même logique : la capture des signes de richesse.

Depuis deux siècles, la théorie économique pense le monde en termes d’équilibre. Elle décrit des équivalences, des réciprocités symétriques, du zéro de compte. François Rachline présente ici une nouvelle approche qui renonce au zéro pour ouvrir sur l’epsilon, symbole de l’absence de symétrie et signe de création continue de différentiels.

Dans cette perspective, la monnaie acquiert une place prépondérante. Elle cesse d’être le parent pauvre de la théorie économique dans le même temps où la production perd son rôle dominant.

Une façon radicalement nouvelle d’aborder l’économie.

 

Critiques

«Tableau économique impressionniste et nouvelle interprétation du capitalisme, de son insatiabilité, ce livre provoque quelque émerveillement. […] On avait oublié que l’économie parlait de la vie des hommes. Voici un livre débordant d’humanité. Laissons-nous porter et flotter avec des mots comme « butin », « rapine » et « capture ». Le risque est de croiser Citizen Kane et Georges Duby. Il vaut le voyage.»Bernard Maris – Le Monde – 19 février 1991
«On pourra reprocher à François Rachline de procéder souvent par fulgurances de style plus que par démonstration patiente, il n’empêche : voilà certainement une des réflexions les plus hardies qu’un économiste ait entreprises, depuis longtemps, sur sa propre discipline.»Gérard Moatti – L'Expansion – 07 mars 1991
«D’aucuns saluent dans cet ouvrage une étape capitale dans l’évolution de la pensée économique.»René Maury – Les grands livres de notre temps – Editions STH
«Vous avez la gentillesse de dire que vous me devez quelque chose, mais je vous dois déjà beaucoup à la lecture de votre livre. Votre interprétation des états loin de l’équilibre, des flux et de la capture est passionnante.»Gilles Deleuze – Lettre à l'auteur – 20 mars 1991